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Gouvernance et leadership

Les participants ont tenté de déterminer qui pourrait diriger, promouvoir et mettre en œuvre un modèle d'homologation de l'accessibilité. Les groupes de travail de la phase 2 pourraient considérer comment faire en sorte que la personne qui dirige le modèle représente une diversité de perspectives tout en s’aidait des réseaux existants.

Principaux points de discussion

Assurer une représentation variée à chaque étape

  • La collaboration et le partenariat devraient être à la base de la conception, du développement et de la mise en œuvre d'un modèle d'homologation, et prendre soin d’avoir une représentation équilibrée entre les faits vécus et l’expertise technique.
    • Les personnes atteintes d’invalidités devraient être présentes à chaque étape du processus pour représenter une gamme de perspectives et de faits vécus; l’accessibilité est différente pour tous et elle doit être définie de sorte qu'aucune voix ne soit laissée pour compte.
  • Les participants s’inquiétaient du fait qu’une organisation puisse exercer une influence indue sur la conception et la mise en œuvre du modèle.
    • Les représentants d’une vaste gamme de communautés et d’intérêts devraient faire partie de toutes les étapes du développement et de la mise en œuvre; un réseau de soutien risque d'encourager l'acceptation du modèle plus facilement qu'un organisme de mise en œuvre centralisé.
    • L’agence ou les agences d’homologation et ses/leurs partenaires doit/doivent avoir de la crédibilité dans toutes les communautés (par exemple : francophones, anglophones, monde des affaires et défenseurs).
  • Les entreprises doivent être évaluées en fonction de leur expérience en matière d’accessibilité et non pas en fonction de leurs revendications.
    • Un modèle d’homologation pourrait s’appuyer sur la perspective de personnes ayant des obstacles à surmonter en matière d’accessibilité, que ce soit en homologuant les personnes ou des comités consultatifs.

Promouvoir des réseaux communautaires de soutien et de dialogue

  • Le modèle pourrait repérer les champions ou les leaders de l'excellence qui affichent un rendement supérieur sur le plan de l’accessibilité, inciter les autres entreprises à leur emboîter le pas, promouvoir des exemples de pratiques exemplaires et créer des chemins favorisant la collaboration et conférant un sens de communauté.
  • Les organisations établies de recherche et de défense pourraient jouer un rôle clé dans la conception et la mise en œuvre d’un modèle d’homologation. Elles pourraient s’appuyer sur leurs pratiques exemplaires et leur expertise dans un domaine donné pour aboutir à une compréhension commune et favoriser la collaboration.
  • Les communautés de l’accessibilité et des affaires devraient communiquer ensemble et collaborer entre elles. Les entreprises pourraient bénéficier de savoir qu’est-ce qu’un modèle d’homologation leur apportera et comment amorcer le processus.
  • Un ensemble universel de normes d’accessibilité pourrait être intégré aux programmes d’études portant sur le domaine des affaires, des sciences informatiques et d’autres programmes, ce qui pousserait les nouvelles entreprises à élaborer des stratégies uniques et concurrentielles en matière d’accessibilité.  

Établir des relations de mentorat et des partenariats

  • Le modèle pourrait recourir aux champions de l’accessibilité relevant de divers réseaux, en établissant des points de coordination centraux (comme les associations s’occupant de l’amélioration des entreprises ou les chambres de commerce) pour les petites et moyennes entreprises ainsi que pour faciliter les relations de mentorat et les partenariats.
  • La collaboration, qu’elle soit facilitée par l’agence d’homologation ou par un point de coordination central, pourrait être « entre les mains » des entreprises ou pourrait prendre la forme du partage des pratiques exemplaires entre les établissements éducatifs, les grandes organisations à but lucratif ou sans but lucratif et les entreprises plus petites.
    • Les partenariats pourraient miser sur l'ensemble des compétences et des expériences des différentes entreprises et organisations existantes, ce qui donnerait lieu à une approche fondée sur les initiatives et sur les besoins particuliers de chaque communauté.
    • Des relations de mentorat pourraient se former à l’interne, mais elles respecteraient des critères bien définis par un agent d’homologation reconnu, crédible et fiable ayant une obligation de rendre compte.
    • L’agent d’homologation ou l’organisme de coordination pourrait mettre sur pied un registre public faisant état des mentors disponibles et des mentorés intéressés.

 

Autres points de discussion

Bien que dans l’ensemble, les participants s’entendent pour dire que les points ci-dessus sont des considérations de base, les groupes de travail de la phase 2 pourraient aussi discuter des points suivants et atteindre un consensus: 

  • Est-ce que les mentors en matière d’accessibilité seraient d’autres entreprises (comme celles qui auraient été homologuées dès les débuts), de grandes organisations (comme les grandes banques), des personnes atteintes d’invalidités ou des organisations faisant partie du secteur sans but lucratif ou du secteur public?
  • Est-ce que les mentorats et les partenariats seraient structurés à l’interne ou incités à se développer à l’interne? 
  • Est-ce que la coordination viendrait du secteur public (comme les conseils consultatifs municipaux, le Conseil provincial de partenariats), du secteur privé (comme les associations d’amélioration des entreprises, les chambres de commerce), les établissements éducatifs ou le secteur sans but lucratif?
  • Est-ce qu’une organisation ou une association d’organisations s’approprierait du modèle et assurerait sa mise en œuvre?
    • Dans quelle mesure le leadership du modèle d’homologation serait-il centralisé ou décentralisé?
    • Est-ce qu’un leadership centralisé donnerait trop de pouvoir à un groupe ou à une perspective? Est-ce qu’un modèle décentralisé serait suffisamment structuré pour responsabiliser les entreprises?
    • Comment les organisations ou les partenaires locaux participeraient-ils au processus?