Message d'avertissement

Vous devez connecter ou enregister pour participer.

Conception du modèle

Les participants ont discuté à la fois des principes directeurs et des considérations de conception pratique entourant un modèle d’homologation de l’accessibilité. Les participants ont fait remarquer qu’il faudrait que le modèle d’homologation soit simple, fluide et évolutif. Il faudrait aussi qu’il puisse être adapté à diverses exigences en matière d’accessibilité et à divers types d’entreprises. Il devrait aussi comprendre des éléments de sensibilisation et des actions concrètes.

Principaux points de discussion

Faire la distinction entre homologation et conformité

  • L’homologation reconnaîtrait les efforts et l’engagement visant à aller au-delà des normes énoncées dans la LAPHO, les fondements allant au-delà de la conformité.
  • L’homologation devrait faire en sorte que les principes et les exigences juridiques en matière d’équité et de droits de la personne sont respectés dans le cadre de la conception, la portée et la mise en œuvre du modèle. 
  • La distinction entre la conformité et l’homologation devrait être renforcée par l’agent d’homologation (tierce partie par opposition au gouvernement), la méthode de mise en vigueur de l’homologation (acceptation par les clients, règlements, etc.) et les termes employés pour décrire le processus (l’accessibilité par opposition à l'accès universel).
  • Les participants ne s’entendaient pas pour dire si l’homologation devrait être fondée sur une autoévaluation ou sur une évaluation externe. Cela dit, ils s’entendaient tous pour dire que le modèle devait être assorti d’un système grâce auquel le processus serait doté d’une obligation de rendre compte et assurerait que les entreprises homologuées sont vraiment accessibles.

Énoncer des objectifs clairs et être capable de s'adapter à différents contexts

  • Le modèle d’homologation serait une entité vivante à la fois ambitieuse, souple et évolutive.
    • L’homologation prendrait la forme d’un modèle de reconnaissance fondé sur l’expérience d’une personne et représentant la diversité complète de ce que pourrait vouloir dire la notion de «l’accessibilité.»
  • Le modèle serait doté d’objectifs, de lignes directrices ou de principes directeurs clairement définis et serait accompagné d’une trousse de ressources pour appuyer son acceptation
    • Le modèle intégrerait des éléments de sensibilisation et d'éducation, de même que des actions pratiques.
    • Un « guichet unique » pour les outils et le soutien aiderait les entreprises dépassées par les événements et qui ne savent pas trop par où commencer.
  • Le modèle serait simple et comprendrait des fondements d’accessibilité dotés d’étapes claires donnant lieu à des actions de la part des entreprises (comme un carnet de règles au sujet de l’accessibilité).
    • Le modèle pourrait comprendre des degrés d’accessibilité, l’objectif ultime étant l’accès universel.
    • Les entreprises pourraient être reconnues ou récompensées, ou encore, on pourrait leur faire de la publicité en guise d’encouragement pour les améliorations graduelles.
    • Certains participants ont fait référence au modèle « Accessibility Maturity » du Business Disability Forum comme exemple permettant aux entreprises de commencer au bas de l'échelle de l'accessibilité (au-dessus de la conformité) tout en ayant une orientation claire.
  • Le modèle pourrait être adaptable à divers types et tailles d’entreprises, et présenter suffisamment de souplesse pour intégrer de nouvelles technologies et innovations.
    • Les participants s'inquiétaient du fait qu'une homologation pareille pour tous ne serait pas efficace. Le modèle pourrait tenir compte de la capacité spécifique, d’un ensemble de compétences ou des degrés d’expérience.
    • Permettre aux entreprises de commencer au bas de l’échelle et d’évoluer en fonction de leurs besoins, de leurs connaissances et de leur expertise aurait pour effet d’assurer l’accessibilité et de faire en sorte qu’elles demeurent concurrentielles.
  • Un test de personnalité ou une cote d’expérience de la clientèle permettrait aux entreprises de déterminer quelles mesures d'accessibilité, au-delà de la conformité, seraient plus pertinentes, pour la clientèle et pour leur entreprise. 

Créer une trousse d’outils pour l'accessibilité

  • Les entreprises pourraient se servir d’une trousse d’outils pour l’accessibilité. Cette trousse prendrait la forme d’un ensemble d’outils simples et abordables établis en collaboration par les personnes ayant des faits vécus et venant d’une vaste gamme de secteurs.
  • Il existe une mine d’outils et de programmes qui pourraient servir de ressources ou de composantes d’un modèle d’homologation.
    • Ces ressources pourraient prendre la forme de spécialistes en accessibilité, d’une vidéothèque numérique, de ressources de soutien à la formation, d'un réseau de mentors ou de groupe de soutien, d'un forum de discussion.
  • L’externalisation ouverte (crowdsourcing) et la technologie du réseautage donneraient du pouvoir aux gens (par le biais de cotes ou d’acceptations) et bâtiraient des communautés accessibles à long terme. 
    • Les participants ont fait remarquer qu’un système d’acceptation de la part des clients devrait être simple et compréhensible par tous (employant des images et non pas des mots ou un système de vote au lieu de cotes compliquées).
  • Des mécanismes de rétroaction intégrée provenant des personnes les plus touchées par le modèle pourraient lui permettre de demeurer pertinent et accepté.

« Un modèle d’homologation de l’accessibilité devrait être doté de lignes directrices clairement définies afin d’établir les attentes [du client-acheteur]. Le modèle pourrait comprendre un conseil consultatif dont le mandat consistera à suivre et à modifier le programme, un registre de personnes ou d’organisations homologuées, et une… mesure des progrès réalisés d’une année à l’autre. »

« Afin de surmonter les obstacles courants en matière d’attitudes, nous avons organisé un laboratoire d’apprentissage. Ce laboratoire se concentre sur l’éducation des propriétaires d’entreprises au sujet des divers types d’invalidités et sur la manière d’instruire leur personnel. Il comprend également des renseignements sur le langage qui permet de mettre les gens en premier. «

Bien que dans l’ensemble, les participants s’entendent pour dire que les points ci-dessus sont des considérations de base, les groupes de travail de la phase 2 pourraient aussi discuter des points suivants et atteindre un consensus. L’éventail des modèles qu’implique que le terme « homologation » a fait l’objet d’un sujet de discussion.

    Autres points de discussion

    • À quoi pourrait ressembler l’homologation? Est-ce que ce terme implique l’existence d'un système institutionnel doté de normes? 
      • Est-ce que le modèle reconnaîtrait le succès progressif ou évaluerait les entreprises en fonction d’instructions ou de critères? Est-ce qu’un système réussite/échec ou un système graduel conviendrait mieux? 
      • Est-ce qu’une liste de vérification pourrait aider à faire ressortir les petites modifications permettant d’améliorer l’accessibilité, ou est-ce que cela serait trop superficiel pour entraîner des changements significatifs? 
    • Comment est-ce que le modèle d’homologation pourrait s’appuyer sur des outils qui existent déjà? Est-ce qu’un autre modèle s’avérerait superflu?
    • Est-ce que les progrès réalisés à l’égard de l’homologation seraient déterminés au moyen d’une autoévaluation ou d’un test administré?
    • Est-ce que le modèle accorderait la priorité à la sensibilisation, ou à des étapes simples et pratiques? Est-ce que l’homologation est un outil plus efficace pour l’un ou pour l’autre, ou pour les deux?
    • Quelles sont les mesures immédiates à prendre pour donner lieu à un modèle durable?